La secrétaire d'un cabinet de médecine générale reçoit en moyenne 60 à 100 appels par jour. Dans un cabinet dentaire, ce chiffre oscille entre 30 et 50 appels quotidiens. Dans les deux cas, la même réalité : une part significative de ces contacts porte sur des questions administratives identiques d'un appel à l'autre — horaires, disponibilités, préparation d'un soin, tarifs, prise en charge mutuelle.
Un chatbot IA pour cabinet médical ou dentaire peut absorber ce flux répétitif 24h/24, sans jamais compromettre la qualité de l'information, le secret médical ni la conformité réglementaire. À condition d'être déployé correctement, dans un périmètre strictement administratif, avec une configuration adaptée aux obligations spécifiques du secteur de la santé.
Ce guide pilier couvre l'ensemble du sujet : cas d'usage concrets pour médecins et dentistes, prise et gestion de rendez-vous, rappels automatiques, pré-questionnaires, intégration Doctolib/Maiia/Mondocteur, RGPD santé, hébergement HDS, position de la CNIL en 2026 et ROI documenté pour votre cabinet. Sans promesses médicales, sans statistiques inventées.
Sommaire
- La saturation administrative des cabinets de santé
- Cas d'usage : cabinet médical (généraliste et spécialiste)
- Cas d'usage : cabinet dentaire
- Prise de RDV, annulations et replanification automatiques
- Rappels automatiques et pré-questionnaires médicaux
- Intégration avec Doctolib, Maiia et Mondocteur
- RGPD santé, hébergement HDS et CNIL 2026
- Ce qu'un chatbot ne doit jamais faire en santé
- ROI pour un cabinet : ce que les chiffres montrent
- Déploiement concret : de zéro au chatbot en production
- FAQ
- Pour aller plus loin
La saturation administrative des cabinets de santé
Un goulot d'étranglement documenté
Le Conseil National de l'Ordre des Médecins a estimé dans ses travaux que 35 à 45 % du temps des secrétariats médicaux est consacré à des questions dont la réponse est strictement identique d'un appel à l'autre. Horaires, créneaux disponibles, préparation à une consultation, documents à apporter, secteur de conventionnement : des réponses parfaitement automatisables.
En cabinet dentaire, l'équation est identique. Le décalage entre les heures d'ouverture et les heures de contact patient est une perte économique directe : un patient qui cherche un dentiste à 21h ou un samedi après-midi ne trouvera pas de réponse au téléphone. Il ira consulter ailleurs, souvent chez un concurrent qui propose une prise de contact en ligne.
L'impact sur les rendez-vous non honorés
Le taux de rendez-vous non honorés (no-show) est un indicateur structurel dans les cabinets libéraux. Selon les données de l'Assurance Maladie (CNAM), ce taux varie entre 5 et 20 % selon les spécialités et les modes de prise de contact. Les cabinets sans confirmation automatique des rendez-vous présentent systématiquement les taux les plus élevés. Un chatbot couplé à des rappels automatiques est l'un des leviers les plus efficaces pour réduire cet écart, sans coût de personnel supplémentaire.
Cas d'usage : cabinet médical (généraliste et spécialiste)
Informations administratives — la zone la plus sûre
C'est le premier périmètre à couvrir, et celui qui génère la plus grande réduction de charge téléphonique. Le chatbot répond depuis votre documentation administrative :
- Horaires d'ouverture et jours de consultation par praticien
- Adresse, accès, parking, accessibilité PMR
- Spécialités du cabinet et des médecins
- Secteur de conventionnement (secteur 1, 2, 3) et politique de dépassements d'honoraires
- Modes de paiement acceptés
- Langues parlées par les praticiens
- Délai moyen pour un rendez-vous non urgent
- Conditions d'accueil des nouveaux patients
Préparation des consultations
Chaque type de consultation a un protocole de préparation spécifique. Le chatbot peut répondre avec précision sur :
- Documents à apporter (carte Vitale, ordonnances précédentes, résultats d'examens)
- Préparation à un prélèvement sanguin à jeun ou à un examen radiologique
- Ce qu'il faut signaler à l'arrivée (primo-consultation vs suivi)
- Comment accéder au dossier patient en ligne
- Procédure de renouvellement d'ordonnance (si le cabinet a défini une procédure formalisée)
Orientation vers les services d'urgence
Pour les demandes qui dépassent le champ du cabinet, le chatbot oriente vers les canaux appropriés — sans jamais évaluer la gravité d'une situation médicale :
- Le 15 (SAMU) pour les urgences vitales
- Le 3114 (numéro national de prévention du suicide)
- Le médecin de garde ou la Maison Médicale de Garde
- SOS Médecins selon la localisation du patient
- La pharmacie de garde
Cette orientation est systématique pour toute question à caractère médical. Le chatbot ne trie pas les urgences — il redirige vers les professionnels habilités à le faire.
Cas d'usage : cabinet dentaire
Les questions les plus fréquentes absorbées en 24/7
Un cabinet dentaire moyen reçoit entre 30 et 50 appels par jour. Environ 70 % de ces demandes sont structurellement répétitives. Le chatbot couvre :
- Tarifs des soins courants : détartrage, composite, couronne, bridge, implant
- Prise en charge Sécurité sociale et mutuelles selon le type de soin
- Reste à charge avec le dispositif 100 % Santé (couronnes, prothèses, audiologie)
- Préparation avant un soin sous anesthésie locale
- Médicaments à signaler au praticien (anticoagulants, bisphosphonates)
- Horaires d'ouverture et accès au cabinet
Orientation des urgences dentaires
Le chatbot peut poser des questions structurées pour aider le patient à identifier le caractère de sa situation : douleur aiguë, gonflement, saignement, traumatisme, dent cassée. Selon les réponses, il oriente vers :
- Urgence immédiate : numéro d'urgence du cabinet ou numéro de garde dentaire de la région
- Consultation rapide (24-48h) : via formulaire de contact ou lien de prise de rendez-vous
- Non urgent : rendez-vous de contrôle standard via l'outil habituel du cabinet
Précision impérative : le chatbot ne donne jamais d'avis médical. Il oriente et informe, en précisant systématiquement que seul un chirurgien-dentiste peut établir un diagnostic.
Suivi post-intervention
Après une extraction, un implant ou un détartrage, les patients ont des questions prévisibles. Le chatbot peut y répondre depuis les fiches de consignes post-opératoires du praticien importées dans sa base de connaissances :
- Saignement résiduel : normal ou non selon le délai écoulé
- Délai avant alimentation normale après une extraction
- Signes qui justifient un rappel au cabinet
- Gestion de la douleur avec les antalgiques prescrits
Information sur les traitements planifiés
Avant de décider de suivre un traitement d'orthodontie, de poser des implants ou de réaliser un blanchiment, les patients cherchent de l'information préalable. Le chatbot répond depuis les fiches descriptives des traitements : déroulement, nombre de séances, fourchette de prix, délai de cicatrisation. C'est un levier de conversion non négligeable pour les soins non urgents à valeur élevée.
Prise de RDV, annulations et replanification automatiques
Trois scénarios de prise de rendez-vous selon l'équipement du cabinet
La capacité du chatbot à gérer la prise de rendez-vous dépend directement du logiciel d'agenda utilisé par le cabinet. Trois configurations existent :
| Configuration du cabinet | Ce que fait le chatbot | Niveau d'automatisation |
|---|---|---|
| Agenda Doctolib / Maiia / Mondocteur avec module en ligne | Redirige vers le lien de prise de rendez-vous en ligne après qualification de la demande | Élevé — patient autonome |
| Agenda sans interface patient (Médistory, Weda en mode fermé) | Collecte le nom, numéro, motif et créneau souhaité via formulaire — le cabinet confirme | Moyen — rappel humain requis |
| Pas d'agenda numérique | Collecte les coordonnées du patient et oriente vers le numéro de téléphone aux heures d'ouverture | Limité — filtre de premier niveau |
Annulations et replanification
Le chatbot peut qualifier une demande d'annulation (récupérer nom, prénom, date et heure du rendez-vous concerné) et transmettre cette information à la secrétaire via une notification. Pour la replanification, le processus dépend de l'outil d'agenda : avec Doctolib, l'orientation vers la page de prise de rendez-vous en ligne permet au patient de choisir lui-même un nouveau créneau.
L'enjeu est direct : chaque annulation capturée et replanifiée est un créneau qui ne reste pas vide. Les cabinets qui gèrent activement ce flux constatent une réduction mesurable de leurs plages non occupées.
Qualification de la demande en amont du RDV
Avant d'orienter vers la prise de rendez-vous, le chatbot peut qualifier la demande par quelques questions simples : primo-consultation ou suivi, motif général (urgence, contrôle, bilan, vaccination), praticien préféré si le cabinet en compte plusieurs. Cette qualification permet de proposer le bon créneau et d'éviter des rendez-vous mal orientés — source d'inefficacité pour le praticien et de frustration pour le patient. Pour en savoir plus sur les fonctionnalités de prise de rendez-vous automatisée, consultez notre page chatbot prise de rendez-vous.
Rappels automatiques et pré-questionnaires médicaux
Les rappels de rendez-vous : un levier direct contre le no-show
Le rappel automatique de rendez-vous est l'une des fonctionnalités les plus documentées en termes de ROI dans les cabinets de santé. Les données de l'Assurance Maladie indiquent que les rendez-vous non honorés représentent un coût significatif pour le système de soins et pour les praticiens libéraux. Un rappel par SMS ou via un message automatisé 24 à 48 heures avant le rendez-vous réduit ce taux de manière mesurable.
Le chatbot peut intervenir sur ce point de deux façons : en envoyant une confirmation au moment de la prise de rendez-vous, et en transmettant un rappel avant la consultation. Si le patient annule depuis ce rappel, le créneau est libéré en temps utile pour être proposé à un autre patient.
Le pré-questionnaire médical : cadrage strict
Certains cabinets souhaitent recueillir des informations avant la consultation : antécédents, traitements en cours, allergies. C'est un sujet qui requiert un cadrage réglementaire précis avant tout déploiement.
Un chatbot standard n'est pas l'outil adapté pour collecter des données médicales. Les informations sur les antécédents, pathologies et traitements sont des données de santé au sens de l'article 9 du RGPD. Leur collecte via un outil non certifié Hébergeur de Données de Santé (HDS) engage la responsabilité du cabinet. Les solutions adaptées à ce cas d'usage spécifique sont les questionnaires pré-consultation intégrés aux logiciels métier certifiés HDS (Doctolib Consultation, Maiia Pro), pas un chatbot généraliste.
En revanche, un chatbot peut légitimement collecter des informations administratives préalables à une consultation : motif général de la visite (sans entrer dans la description de symptômes), préférence de praticien, besoin d'un interprète, accessibilité requise. Ces données restent dans le registre administratif et ne constituent pas des données de santé.
Intégration avec Doctolib, Maiia et Mondocteur
Le positionnement du chatbot face aux outils de prise de rendez-vous
Doctolib, Maiia et Mondocteur sont des systèmes de gestion d'agenda qui gèrent la prise de rendez-vous, les confirmations et les rappels SMS. Un chatbot IA est un assistant conversationnel qui répond aux questions administratives. Ces deux outils ne sont pas en concurrence — ils sont complémentaires.
| Fonctionnalité | Chatbot IA (Heeya) | Doctolib / Maiia |
|---|---|---|
| Questions administratives 24/7 | Oui — depuis vos documents | Non |
| Prise de rendez-vous en ligne | Orientation + formulaire | Oui — natif |
| Rappels et confirmations SMS | Non | Oui |
| Orientation urgences / garde | Oui | Non |
| FAQ patients personnalisées | Oui — depuis vos fiches | Non |
| Information sur les traitements | Oui — depuis vos PDF | Non |
| Disponible sur votre propre site | Oui — widget intégrable | Via iframe uniquement |
La configuration optimale pour la grande majorité des cabinets est la suivante : Doctolib ou Maiia pour la gestion de l'agenda (confirmations, rappels SMS, dossier patient), chatbot Heeya sur le site du cabinet pour absorber les questions administratives et orienter vers la prise de rendez-vous en ligne. Les deux outils se renforcent mutuellement sans se chevaucher.
Pour les cabinets sans présence numérique propre, le chatbot peut être déployé via un lien direct ou une page de redirection, sans nécessiter un site web complet.
RGPD santé, hébergement HDS et CNIL 2026
Les données de santé : une catégorie à part entière dans le RGPD
Les données de santé sont explicitement classées comme données sensibles à l'article 9 du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Leur traitement est soumis à des obligations renforcées qui s'appliquent à tous les acteurs intervenant dans leur collecte, stockage ou transmission — y compris les éditeurs de chatbots.
La CNIL a publié des lignes directrices spécifiques pour le secteur de la santé, régulièrement mises à jour. En 2026, dans le contexte de l'AI Act européen, les exigences de transparence et de traçabilité pour les systèmes automatisés en contact avec des patients se sont renforcées. Les cabinets doivent être en mesure de documenter comment leurs outils numériques traitent les données de leurs patients.
Hébergement de Données de Santé (HDS) : quand c'est obligatoire
L'article L.1111-8 du Code de la santé publique impose que toute solution qui héberge des données de santé à caractère personnel dans le cadre d'activités de prévention, diagnostic ou soins soit hébergée chez un prestataire certifié Hébergeur de Données de Santé (HDS). La certification HDS est délivrée par l'ANS (Agence du Numérique en Santé), anciennement ASIP Santé.
Pour un chatbot, la règle est la suivante :
- Chatbot strictement administratif (horaires, adresse, préparation consultations, tarifs, orientation urgences) sans accès au dossier patient et sans collecte de données médicales : la certification HDS n'est pas requise. Un hébergement conforme RGPD en Union Européenne suffit.
- Chatbot collectant ou accédant à des données médicales (symptômes, antécédents, traitements, résultats d'examens, données identifiant un patient en lien avec son parcours de soins) : la certification HDS est obligatoire, sans exception.
Heeya est un outil administratif non certifié HDS, avec hébergement en Union Européenne conforme RGPD. Il est conçu pour rester dans le premier périmètre : aucune collecte de données médicales, aucun accès au dossier patient, conversations limitées aux informations administratives.
Les obligations pratiques pour un cabinet déployant un chatbot
Quel que soit l'outil utilisé, le cabinet a des obligations documentaires propres :
- Politique de confidentialité à jour : mentionner explicitement l'utilisation d'un assistant virtuel automatisé pour répondre aux questions administratives des patients.
- Registre des activités de traitement : consigner le traitement correspondant (nature des données traitées, base légale, durée de conservation, sous-traitants).
- Durée de conservation des conversations : définir et appliquer une durée raisonnable (30 à 90 jours est la fourchette recommandée pour un usage administratif). Au-delà, les conversations doivent être supprimées ou anonymisées.
- Accord de sous-traitance (DPA) : un Data Processing Agreement doit être signé avec le prestataire du chatbot, conformément à l'article 28 du RGPD.
- Information des patients : afficher une mention visible sur le widget indiquant qu'il s'agit d'un assistant automatisé, pas d'un professionnel de santé.
Pour une analyse approfondie des obligations RGPD spécifiques aux chatbots, consultez notre guide conformité CNIL pour chatbots. Pour les implications de l'AI Act 2026 sur les outils IA en contact avec des patients, voir notre article sur l'AI Act 2026 et la conformité des chatbots.
Secret médical et confidentialité des échanges
Le secret médical (article L.1110-4 du Code de la santé publique) couvre l'ensemble des informations concernant un patient confiées à un professionnel de santé. Un chatbot administratif ne devrait jamais se retrouver en position de recueillir ou traiter des informations couvertes par le secret médical — ce qui est une raison supplémentaire de le cantonner strictement au périmètre administratif.
Si un patient commence à décrire ses symptômes dans la fenêtre de chat, le chatbot doit systématiquement rediriger vers le médecin, sans enregistrer ni répéter les informations médicales partagées. Ce comportement doit être explicitement configuré dans le prompt système de l'agent.
Ce qu'un chatbot ne doit jamais faire en santé
Diagnostic ou conseil médical : une ligne rouge absolue
Le conseil médical est réservé aux professionnels de santé habilités en France (article L4161-5 du Code de la santé publique). Un chatbot IA, aussi performant soit-il, ne peut jamais tenter de diagnostiquer, d'orienter sur un traitement, de rassurer sur des symptômes ou d'évaluer la gravité d'une situation médicale. Cette frontière est à la fois éthique — le risque pour le patient est réel — et juridique.
La configuration du prompt système doit le stipuler explicitement : « Tu es l'assistant administratif du Cabinet [Nom]. Tu réponds uniquement aux questions administratives. Pour toute question médicale, symptôme ou urgence, tu orientes systématiquement vers le médecin ou le 15 en cas d'urgence. Tu ne formules jamais de diagnostic, d'avis médical ni de recommandation de traitement. »
Triage médical des urgences
Décider si un symptôme justifie un rendez-vous urgent aujourd'hui ou peut attendre est une décision médicale. Le chatbot oriente vers les canaux d'urgence (15, urgences dentaires, SOS Médecins) mais n'évalue jamais la gravité d'une situation. Même l'orientation vers une consultation « dans les 24-48h » doit être présentée comme une suggestion de prudence, non comme un avis médical.
Collecte de données médicales sans cadre HDS
Un chatbot non certifié HDS ne doit pas recueillir de données médicales : symptômes, pathologies, antécédents, traitements en cours, résultats d'analyses. Les seules données personnelles admissibles dans le cadre d'un chatbot administratif sont celles nécessaires à la coordination administrative (nom, prénom, numéro de téléphone, date souhaitée de rendez-vous, motif général sans détail médical).
ROI pour un cabinet : ce que les chiffres montrent
Réduction de la charge téléphonique
Les cabinets qui déploient un chatbot administratif documentent une réduction entre 30 et 50 % des questions redondantes au standard téléphonique. Cette réduction libère du temps pour les appels qui requièrent vraiment un interlocuteur humain : cas complexes, urgences relatives, appels de patients fragilisés.
Pour un cabinet dont la secrétaire gère 80 appels par jour, absorber 35 à 40 questions administratives par le chatbot représente environ 1,5 à 2 heures de temps libéré quotidiennement — du temps qui se réinvestit dans l'accueil physique, la gestion des dossiers et la qualité du service rendu aux patients présents.
Capture des demandes hors horaires
Une part non négligeable des patients cherche à contacter un cabinet en dehors des heures d'ouverture. Sans chatbot, ces demandes sont perdues ou reportées au lendemain avec risque de décrochage. Avec un chatbot disponible 24h/24, le cabinet capture ces contacts, collecte les coordonnées et permet au patient de recevoir une réponse au premier moment d'ouverture — réduisant les demandes non satisfaites.
Réduction des rendez-vous non honorés
Les données CNAM indiquent un taux de no-show moyen de 5 à 20 % selon les spécialités. Les cabinets équipés de systèmes de rappel automatique (confirmation + rappel J-1 ou J-2) se situent systématiquement dans la partie basse de cette fourchette. Chaque rendez-vous honoré de plus représente un revenu préservé pour le praticien et un accès aux soins sécurisé pour le patient.
Comparaison avec le coût d'une solution alternative
Embaucher un poste de secrétariat supplémentaire représente un coût chargé de 1 500 à 2 000 € par mois. Un chatbot IA couvrant les questions administratives 24h/24 et 7j/7 coûte dès 19 € par mois avec le plan Standard Heeya. Les deux solutions ne font pas la même chose — mais le chatbot absorbe une part substantielle de la charge qui motive parfois ce recrutement supplémentaire. Consultez nos tarifs détaillés pour évaluer l'adéquation avec votre volume.
Déploiement concret : de zéro au chatbot en production
Étape 1 — Construire la base documentaire (2 à 3 heures)
Rédigez ou compilez les informations administratives du cabinet dans un ou plusieurs documents structurés. Pour un cabinet médical :
- Fiche cabinet : praticiens, spécialités, secteur, horaires, adresse, accès, langues
- Procédures de consultation par type (primo-consultation, suivi, bilan, vaccination)
- Procédure de renouvellement d'ordonnance si formalisée
- Contacts d'urgence et procédure pour les urgences relatives
Pour un cabinet dentaire, ajoutez : grille tarifaire indicative par soin, fiches 100 % Santé, consignes post-opératoires par type d'intervention. Un document Word de 4 à 8 pages suffit pour couvrir 80 % des questions réelles.
Étape 2 — Configurer le prompt système (30 minutes)
Le prompt système est l'instruction fondamentale qui définit le comportement de l'agent. Il doit impérativement inclure :
- L'identité du cabinet et le rôle de l'assistant (« assistant administratif du Cabinet X, non professionnel de santé »)
- L'interdiction explicite du conseil médical et du diagnostic
- La procédure de redirection pour toute question médicale (médecin, 15, urgences)
- La langue et le ton attendus (professionnel, bienveillant, concis)
- La mention que l'assistant est un outil automatisé, pas un humain
Étape 3 — Tester avec les questions réelles du cabinet (1 heure)
Listez les 20 à 30 questions les plus fréquemment posées à votre secrétariat. Testez le chatbot sur chacune. Pour chaque réponse insatisfaisante, complétez la base documentaire. Testez également les cas limites — questions médicales, urgences, demandes hors périmètre — pour vérifier que la redirection fonctionne systématiquement.
Cette étape est la plus critique. Un chatbot mal testé qui répond à côté ou qui tente de répondre à des questions médicales est plus dommageable qu'un chatbot absent.
Étape 4 — Déployer sur le site du cabinet (15 minutes)
Ajoutez le widget Heeya avec une ligne de code HTML sur votre site. Si votre site a été créé par un prestataire web, envoyez-lui le snippet d'intégration — c'est une intervention de 5 minutes. Pour les cabinets qui souhaitent en savoir plus sur les fonctionnalités de la solution chatbot Heeya, une démonstration est disponible sans engagement.
Pour les professionnels qui gèrent une patientèle multilingue — praticiens dans des zones à forte diversité linguistique, médecins pratiquant des consultations en plusieurs langues — notre article sur le chatbot IA multilingue détaille les paramètres de configuration adaptés.
Étape 5 — Monitorer et améliorer en continu
Après déploiement, consultez l'historique des conversations une fois par semaine pendant le premier mois. Identifiez les questions sans bonne réponse et enrichissez la base documentaire. Les chatbots qui fonctionnent le mieux à six mois sont ceux qui ont été affinés de façon itérative dans les premières semaines — pas ceux qui ont été configurés une fois et oubliés.
FAQ — Chatbot IA pour cabinet médical et dentaire
Un chatbot IA pour cabinet médical a-t-il besoin de la certification HDS ?
Un chatbot strictement administratif sans accès au dossier patient ne requiert pas la certification HDS. Dès qu'il collecte ou accède à des données médicales (symptômes, antécédents, traitements), la certification HDS devient obligatoire selon l'article L.1111-8 du Code de la santé publique. Heeya est un outil administratif non-HDS, conforme RGPD avec hébergement en Union Européenne.
Un chatbot peut-il prendre des rendez-vous directement dans l'agenda Doctolib ?
Doctolib n'expose pas d'API publique permettant à des tiers de créer des rendez-vous. En pratique, le chatbot qualifie la demande et oriente le patient vers le lien Doctolib du cabinet. Pour Maiia ou Mondocteur, des intégrations sont possibles via leur module patient. Sans outil en ligne, le chatbot collecte les coordonnées et le secrétariat confirme.
Un chatbot peut-il trier les urgences médicales ou dentaires ?
Non. Le triage est une décision médicale réservée aux professionnels de santé. Le chatbot oriente vers les canaux d'urgence (15, urgences dentaires, SOS Médecins) mais ne doit jamais évaluer la gravité d'une situation ni recommander un délai de prise en charge.
Quel est le risque juridique si le chatbot formule un conseil médical ?
Le conseil médical est réservé aux professionnels habilités (art. L4161-5 CSP). Un chatbot formulant des recommandations médicales engage la responsabilité civile du cabinet. Le cadrage strict du prompt système est une nécessité légale.
Peut-on utiliser un chatbot pour un pré-questionnaire médical avant la consultation ?
Pas avec un chatbot non certifié HDS. Les données médicales (symptômes, antécédents, traitements) requièrent un outil certifié HDS. Un chatbot peut en revanche collecter des informations administratives : motif général de visite, préférence de praticien, besoin d'accessibilité — sans entrer dans le détail médical.
Combien coûte un chatbot IA pour un cabinet médical ou dentaire ?
Un cabinet de 1 à 3 praticiens peut démarrer avec le plan Heeya Standard à 19 €/mois (1 000 conversations). Un poste de secrétariat supplémentaire coûte 1 500 à 2 000 €/mois chargés. Consultez les tarifs Heeya pour comparer selon votre volume.
La CNIL a-t-elle des règles spécifiques pour les chatbots en santé ?
Oui. La CNIL encadre les traitements de données de santé via l'article 9 du RGPD et ses recommandations sectorielles. En 2026, dans le cadre de l'AI Act, les systèmes automatisés en contact avec des patients doivent être transparents (signaler leur nature automatisée), traçables et documentés. Les cabinets doivent inclure leur chatbot dans leur registre des traitements et signer un DPA avec leur prestataire.
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